Vampire, picture from http://tenebres.chez.tiscali.fr/

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Ian Livingstone revient sur le devant de la scène avec La Sorcière des Neiges. Il s'agit d'une aventure dont le début se situe dans des terres gelées, sur lesquelles la sorcière des neiges fait planer une menace imprécise. D'un point de vue cohérence, l'auteur a fait un véritable effort pour cadrer son aventure avec les autres écrits déjà publiés, multipliant les références à ses œuvres précédentes. Le première partie est très classique, il s'agit d'aller débusquer la sorcière dans sa tanière. Sachez cependant que la deuxième partie est beaucoup plus originale, même si les avis divergent à ce sujet. Certains pensent que cela donne une dimension épique à l'aventure, d'autres jugent que c'est du remplissage... Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse le soin de trancher ! A noter que Ian Livingstone développe ici ce qu'il a déjà esquissé dans d'autres livres : la présence de compagnons aux côtés de l'aventurier incarné par le lecteur. Cela donne lieu à quelques sympatiques dialogues et multiplie les possibilités lors des rencontres avec des monstres.

La dimension stratégique est franchement faible dans ce livre, le tout étant d'avancer et de survivre aux multiples événements néfastes qui ne manqueront pas de nous tomber sur la tête. Les objets ont une fâcheuse tendance à se révéler indispensables ou inutiles, ce qui limite le libre-arbitre du lecteur. Le parcours réserve quelques pièges, mais cela reste très raisonnable, comparés à ceux du Labyrinthe de la Mort. De plus, s'il y a beaucoup de points de passage obligatoires, il reste une certaine liberté de mouvement, en particulier dans la deuxième partie.

Là où, à mon sens, l'auteur se fiche un peu de la tête du lecteur, c'est au niveau des caractéristiques du personnage. Soyons clair : en dessous de 12 en habileté, vous n'avez quasiment pas une chance d'en sortir vivant. De la même façon, en dessous de 9 en chance, autant se faire hara-kiri, ça serait plus rapide. Ajoutons à cela quelques jets de dés gratuits pouvant vous pénaliser fortement et vous saurez que Ian possède quelques lacunes en calcul des probabilités... C'est dommage, car cela gâche à mon sens une aventure par ailleurs correcte.

Au final, on obtient un livre que je considère comme à peine moyen, en grande partie à cause de la frustration engendrée par l'usage d'une mécanique de jeu mal réglée.


Erratum (impression du 2 juin 1986)
Règles du jeu : on dispose de 10 repas, consommables à volonté sauf pendant un combat et apportant 4 points d'ENDURANCE.


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